The story of Manon & la copine Lo’
De manière périodique, il y a une femme qui réussit à provoquer chez moi une réaction inattendue. Ne mentez pas, mesdemoiselles, je suis sûre que vous aussi. C’est revenu il y a peu, au restaurant. Le chéri me parlait de Manon, une fille croisée à une soirée et qui lui avait alors confié son manque de chance: son fiancé ne la méritait pas ou du moins, n’était visiblement pas fait pour elle. Entre deux confidences elle avait ajouté qu’elle rêvait d’être avec avec un enseignant, quelqu’un de compréhensif et avec qui elle ait plein de choses à dire at first sight. Or il faut savoir que le chéri est justement enseignant, et qui plus est un enseignant passionné. Et là, au beau milieu de la conversation, ce sentiment étrange est revenu, et j’ai lancé en plein milieu de notre déjeuner en amoureux au Patata Café: « oh regarde chéri la déco, c’est trop rigolo, il y a tous les noms de patates sur le mur: Belle de Fontenay, MANON, Pénélope … »
Au moins, ça l’a fait rire.
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Mais pas la peine de nier, c’est un brin de jalousie passagère qui fait que quelque fois je dirais bien une vilainie affreuse sur une fille que je connais à peine. Surtout qu’avant la dite Manon au doux nom de patate, il y a eut K., Alexia, et puis surtout la copine Lo’.
La copine Lo’, c’était la plus ou moins ex du chéri, toujours célibataire. Celle au sujet de qui l’homme disait régulièrement qu’il ne comprenait pas comment une fille aussi mignonne, drôle et douée en tout pouvait ne pas trouver chaussure à son pied. Là où s’il avait été une copine, j’aurais enchaîné que les mecs ne comprennent rien, voilà tout. Sauf que lorsqu’il m’ a raconté comment elle pouvait réparer une fuite d’eau en un tours de main, je me suis rappelé qu’une fois sur deux, je manquais de me blesser avec l’aggrafeuse du bureau. Et que d’un coup, la copine Lo’ m’a ostensiblement énervé .

Or Lo’, je l’ai rencontrée un jour. J’étais fermement décidée à décréter qu’une fille aussi chouette ne pouvait être qu’une machiavélique hypocrite. Sauf que de fou rire en fou rire, j’ai réalisé qu’elle était douce, gentille, drôle, et finalement vraiment géniale. Et que Lo’, avant d’être la fille envers qui j’aurai bien fait preuve d’une mauvaise foi évidente, c’était celle que tout le monde aimerait avoir comme copine.
Et c’est comme ça qu’il y a peu, face à un gossip de plus d’un copain « Lo’ s’est disputée avec Jean. Canon et baroudeuse, mais sûrement chiante non ? », l’homme m’a entendu répondre avant lui d’une voix déterminée « tu plaisantes ? elle est drôle et géniale. S’ils se sont disputés, c’est sûrement parce qu’il est d’une puérilité sans fonds ».
Il faut dire, j’ai de quoi être reconnaissante envers Lo. Elle m’a offert un très chouette cadeau: le fait de savoir que certes, on peut envier certaines filles et voir en elles tout ce que l’on n’arrive pas toujours à être. Ou alors voir à quel point elles sont justement merveilleuses.
A toutes les Lo’, les Manon, celles qui les ont précédées, et celles qui les suivront peut-être:
Merci.
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[ Images: pour les illustrations Irina Tatarnikova, pour les photos, en haut le fameux Patata Café, en bas Vanessa Demouy en Lara Croft pour VSD en 1997 ]







La crème BodyShop à la carotte. Celle qui, de mon humble avis de fille, est rigolote, hydratante juste ce qu’il faut pour le quotidien des peaux normales, même si elle n’est pas très confortable



