A défaut de savoir chanter, je peux toujours m’écrire

Parce qu’ado, j’étais une fille « beaucoup trop ». Et que depuis, certaines choses n’ont pas tant changées que cela …

 »

C’est vrai je fumais trop, C’est vrai que je bois trop
Et que je parle beaucoup trop, Il est vrai que je traine un peu trop
C’est vrai je sors trop, C’est vrai je m’amuse trop
Ce soir j’ai bu un ou deux verres de trop
Il est vrai que j’abuse peut-être un peu trop

C’est vrai c’est trop, Je le reconnais
C’est vrai c’est beaucoup trop, Mais au moins c’est vrai

Je me sens si seule, Et tellement différente
Que j’en serais presque branlante, Comme en haut d’une pente
Je me sens si seule, Que je me reconnais dans des trop
Mais aussi dans quelques simples mots

C’est vrai que j’en dis trop, C’est vrai que j’en fais trop
C’est vrai c’est vrai Je rêve trop
Il est vrai que j’abuse peut-être un peu trop

Je m’imagine femme libérée mais pas facile, Avoir les yeux revolver ça doit être difficile
Même en regardant dans le miroir
J’en vois trop
J’en dis trop

Parce que je me pose au-delà de l’espoir

C’est vrai c’est trop
Je le reconnais
C’est vrai c’est beaucoup trop
Mais au moins j’ai toujours été vraie  »

_

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Il y a certaines chansons qui vous inspire des pleurs, d’autres des fous-rires, quelques fois des moments de chaleur ou encore des souvenirs.

Il y a quelques années, une chanson de Marc Lavoine m’avait inspiré cette version personnelle, une chanson « made by me but totally helped ».
Pour la VO, c’est  ici en paroles, et là en musique.

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Ma version améliorée/personnalisée de Je me sens seule de Marc Lavoine
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Hypnose until 17

 

Hypnose until 17

*

Je ferme les yeux. Je suis moi, je crois, je ne suis plus sure. Oui je sais ca n’arrive qu’à moi d’être aussi désorientée, mais imagines toi sous hypnose. On te dit de fermer les yeux. Une voix te dit que tu as à nouveau dix-sept ans et cette voix tu l’écoute, parce que sous hypnose cette voix te semble divine. Et là tu tremble. Tu as juste froid de l’intérieur. Parce que tu ne sais pas à quel moment la voix va te dire « à trois vous reviendrez parmi nous ». Quelques fois j’ai l’impression que ma vie fonctionne exactemment de la même façon. Je ne sais pas quand tout redeviendra carré et stable à nouveau. Alors en attendant je tremble et j’essaye de comprendre. De comprendre qui je suis, qui j’étais, tout ça à cause d’un détail de ma vie qui m’a ramené en arrière. Mon hypnose perso si tu préfères. Une phrase stupide « tu m’etouffes ». Wah flash-back.

 

*

 

J’ai à nouveau 17 ans. Toi aussi (allez imagine). Trop bien ^^
J’ai de nouveau 17 ans et j’ai peur. J’ai peur parce que je sais ce qui sait passé après mes dix-sept ans. Je sais que j’ai été malheureuse, pour de vrai, pour la première fois. Je sais que j’ai voulu mourir un jour. Je sais que je dis que j’ai changé depuis. C’est même dingue. Je suis grande, j’ai de l’expérience, je sai ce que je veux. Pour de vrai. Je ne veux plus être écrivain et faire l’amour toute la journée. Je ne veux plus étudier la médecine, sauver le monde, et être une passionnée. Je veux juste être moi. Rencontrer des gens différents, me marier, avoir un boulot stable qui me rende heureuse huit heures par jour ni plus ni moins. Pourtant j’ai peur. Parce qu’a dix-sept ans je me souviens …

 

A dix sept ans je passais des semaines ordinaires en cours, tout les soirs je buvais trop, mais « on est bête quand on a dix-sept ans ».
A di
x sept ans je regardais des teenage movies en buvant une bière, et puis j’arêtais de fumer, juste pour le privilège superbe de recomencer.
A
dix sept ans je crois que j’aimaismon premier amour, mais que je ne le savais pas, je le devinais à peine.
A
dix sept ans je me disais amoureuse, et lorsque je parlai de cet ami spécial je disais déjà « lui » parce que j’avais peur qu’il sache que je prononçais son prénom bien trop souvent.
A d
ix sept ans je nétais pas mature, je travaillais beaucoup, et je revais d’être sublime le dimanche aps-midi pour voir mes potes et le voir « lui« . Je ne savais pas qu‘il ne suffisait pas d’admirer, de devenir ami, ou même d’aimer pour que ça marche. Je ne savais pas que les choses pouvaient changer. Personne de proche n‘était parti au propre comme au figuré. Je me vantais d’avoir toujours largué comme pour me rassurer. Je crois que c’est cela que l’on apelle l’insouciance. C’est donc ça.
A di
x-sept ans j’étais insouciante.
Je regardais Buffy à la télévision et je pensais en comprendre toutes les métaphores.
Lor
que je voulais raconte ma vie je disais toujours « dis je peux te poser une question stp ? ... t’as déjà eus l’impresson de... ? ».
Je
pensais que l’on pouvait toujours changer les choses.
Que les gens ne mourraient que quand ça semblait logique, comme à la fin des films.
Que l’on pouvait vivre sa vie comme un combat de boxe. Que l’on n’oubliait jamais le prénom d’un ex.
Qu
e l‘on pouvait avoir confiance en quelqu‘un à 100% sans avoir peur.
Qu
e lon était aisans conditions.
Que l‘on était un magicien de la vie et que l’on pouvait choisir la sienne, comme ça, limite en regardant ses mains.
Qu
e ça allait aller, quoiqu‘il arrive.
Que l‘on était quelqu‘un de fort.
A
dix-sept ans, je ne savais pas que j‘avaisjà des failles.
A
dix sept ans, je pesais plus lourd, je m‘habillais moins bien, jécrivais des lettres et un journal intime.

 

Maintenant j’écris des mails et un blog. C’est comme ça. Je sais que je peux pleurer, même pour un rien quelques fois. Je sais que je peux vouloir m’enfuir. Je sais que seule je ne suis que l’écume de la mer, c’est à dire un rien qui se noit contre les vagues. C’est pour ça que j’ai peur. parce qu’à dix-sept ans je n’ai pas un CV bien rempli pour me rassurer. A dix-sept ans je n’ai même pas de CV tout court à vrai dire. A dix sept ans je ne fais qu’exister et continuer sans me préoccuper de quoique ce soit, c’es tout. A dix-sept ans j’ai une maman formidable qui fait en sorte que « non » ne soit que la reponse à certaines propositions des garçons. Je porte des t-shirts à manche longue de toutes les couleurs, je mange du riz et des sucettes à la fraise.
Mais maintenant je sais que cela ne va pas durer. je prévois les failles, les crises. Je sais qu’il n’y a pas de nicotine dans les sucettes et que ca me manquera jusqu’à mes 40ans peut-être bien. Je sais qu’on n’a jamais le coeur brisé une seule fois. Je sais que l’on paye chaque seconde d’insouciance et de faux-semblant. Je sais que lorsque les autres vous jugent quelques fois ils ont raison et vous connaissent mieux – et comprennent mieux votre situation – que vous même. Mais qu’il faut que vous y arriviez par vous même ou du moins que vous ayez cette impression.

 

Et c’est ça qui me fait peur.
Ma hantise est d’avoir à nouveau 17 ans, même si j’étais heureuse à l’époque.

*

A trois vous vous reveillerez lentement. Un, vous regardez la télévision il y a Buffy, votre heroine de l’époque. Vous pensiez la comprendre à l’époque, maintenant vous savez au moins de quoi elle parle quand elle parle de désir. Deux, vous allumer votre ordinateur et vous énumérez vos contacts msn. Vous n’en aviez pas plus de dix à l’époque. Trois, vous vous regardez dans le miroir, You’ve got the look babe. Vous n’avez plus 17 ans.

Ca va mieux ?

Bon maintenant il est temps de rapeller vos amis. Ce sont les mêmes que lorsque vous aviez 17 ans, mais eux aussi ont grandi depuis.

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Mon marchand de journaux

 

 

Mon marchand de journaux

 

Un marchand de journaux c’est quelqu’un de spécial dans une vie. Déjà parce que c’est forcément quelqu’un qui travaille près de chez vous. Donc qui vous voit au jour le jour.

C’est un marchand de journaux qui vous a vendu notre premier paquet de clopes alors que vous preniez une vois de pirate pour dire « un petit marlboro light s’il vous plaît » avec un regard d’agent secret vérifiant qu’il n’a pas été repéré

C’est aussi lui qui vous a vendu votre premier numéro de « girls » et autre « 20ans numéro spécial: ou faire l’amour » alors que vous étiez trop jeune ne serait-ce que pour avoir déjà tenu la main de votre pseudo-amoureux (« 20 ans » magazine étant essentiellement lu par des filles de douze ans, tout comme « the city » radio exclusivement américaine est logiquement écoutée … un peu partout en Europe via le web)

C’est lui qui quelques années plus tard vous a refilé en douce le supplément spécial emploi du Parisien parce qu’il trouvait ca mignon d’essayer d’etre adulte a seize ans, et puis qu’il fallait bien financer vos douze sucettes quotidiennes se substituants aux cigarettes devenues trop chères – et oui c’est ca de ne pas savoir ou de ne pas aimer rouler…

Par la suite c’est lui qui vous a sourit lorsqu’armé de votre premier tailleur ou costume - un jean blanchi par le temps et des baskets dans un sac quand meme – vous avez regardé le rayon actualités d’un air songeur

Et c’est même lui qui, dans une ville qui ne dort jamais complétement, reste ouvert jusqu’a vingt heures et même plus en pensant à ceux et celles qui ont oublié d’aller chercher le programme télé de la semaine

Bref, votre marchand de journaux, c’est un peu comme le chauffeur de taxi qui vous a ramené un soir malgrè la bouteille de bière que vous aviez conservé dans votre main droite ou bien celui qui vous a emmené avec quatre amis serrés comme des sardines dans une boite en metant « vas-y Frankie c’est bon » a tue-tete … C’est un condensé quoi …

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