Et la France découvrit l’anaphore.
Hier soir lors du débat présidentiel, la France a découvert ou redécouvert l’anaphore et tant pis pour la fameuse petite phrase rituelle cette fois ça sera une tirade…
François Hollande se met en opposition avec cette anaphore aux principaux travers reprochés à Nicolas Sarkozy dans son exercice du poste élyséen :
Moi, président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l’Elysée.
Moi, président de la République, je ne traiterai pas mon Premier ministre de collaborateur.
Moi, président de la République, je ne participerai pas à des collectes de fond pour mon propre parti dans un hôtel parisien.
Moi, président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante [...]
Moi, président de la République, je n’aurai pas la prétention de nommer les présidents des chaînes publiques [...]
Moi, président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire.
Moi, président de la République, j’aurai aussi à cœur de ne pas avoir de statut pénal du chef de l’Etat, je le ferai réformer. [...]
Moi, président de la République, je constituerai un gouvernement qui sera paritaire. [...]
Moi, président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres [...]
Moi, président de la République, les ministres ne pourraient pas cumuler leurs fonctions avec un mandat local. [...]
Moi, président de la République, je ferai un acte de décentralisation. [...]
Moi, président de la République, je ferai en sorte que les partenaires sociaux puissent être considérés. [...]
Moi, président de la République, j’engagerai de grands débats, on a évoqué celui de l’énergie. [...]
Moi, président de la République, j’introduirai la représentation proportionnelle pour les élections législatives. [...]
Moi, président de la République, j’essaierai d’avoir de la hauteur de vue. [...]
Pour ceux qui n’ont pas regardé le débat je vous met une video du Best of de la soirée






