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Il faudra que l’on m’explique pourquoi pour certains auteurs, le premier amour reste le grand, l’unique vrai de sa vie alors que l´on peut faire toute sa vie la rencontre de l´homme ou de la femme idéale. Un peu d’utopie sentimentaliste, peut-être.

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Que ce soit le cas de Guillaume Musso, passe encore. Et ce bien que son dernier roman soit moins répétitif que les précédents. Certes, pour le suspens, on repassera, il est quasi inexistant vu que chaque rebondissement est prévisible au bas mot 50 pages à l’avance. Mais l’histoire est assez distrayante et franchement originale pour son auteur.

Par contre que Marc Lévy croit toujours qu’un premier amour puisse rester le seul viable, ça en devient touchant. L’idée était déjà évoquée dans « Toutes ces choses que l’on ne s’est pas dites », LE livre qui m’a fait verser toutes les larmes de mon corps même si j’en devinais la fin depuis le début (et quelque part, justement pour cela car plus beau qu’un livre qui surprend il y a le livre qui paraît évidence). Dans « Le premier jour », l’idée d’un premier vrai amour qui revit est développée au fil d’une aventure à suivre dans le tome 2 : une histoire à la limite du policier et de la science-fiction. Un régal pour déconnecter, somme toute.

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Et cela même si du point de vue sentimental je serais plus d’accord avec Muriel Barbery, auteur de « L’élégance du hérisson ».

Un livre plein de finesse et d’élégance et qui prouve qu’il n’y a définitivement ni âge ni statut social pour recommencer sa vie, ses amours et amitiés, ni pour décrire le monde qui nous entoure avec justesse.

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Parce qu’à mon humble avis, croire que premier = véritable, c’est un coup à vous retrouver mariée à un adolescent attardé fan de mangas et rêvant toujours d’être basketteur professionnel.

Alors tant qu’à faire autant croire plutôt en l’enfance, et à la naïveté d’un garçon qui ne comprend pas tout à fait les bêtises et filouteries de son père et de son oncle, mais qui nous les laisse deviner dans « Fantasia chez les Ploucs » de Charles Williams - nous faisant rire par là même.


Parce que finalement, un vrai bon livre est un livre dont on se souvient encore plus de quinze jours après sa lecture, quelques fois même plus de quinze ans. Mais aussi : un livre qui nous a fait voyager de notre vie, sans forcément nous enseigner.

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