
Certains films sont plus attendus que d’autres. Et à l’heure de la 3D, des fictions surréalistes, moi celui que j’attendais avec impatience était … “Gainsbourg, vie héroîque, un conte de Joan Sfar“.
Le synopsis du film est la biographie de ce chanteur provocateur des années 60s à 80s: une succession de femmes superbes, de paroles provocantes, l’un des rares films actuels où on voit des gens fumer, et pas qu’un peu. Je voulais le voir pour mieux connaître la vie de cette icône de la chanson française, et aussi pour me divertir. Un peu comme lorsque j’avais vu “La Môme”, ce film retraçant la vie d’Edith Piaff, et que j’en avais pleuré de tristesse (car comme toute biographie posthume, forcément, on sait dès le début qu’il y a vraiment très peu de chances que cela se finisse bien).
En réalité, “Gainsbourg, vie héroîque, un conte de Joan Sfar” arrive à être encore plus différent de “La Môme” que Gaisbourg pouvait l’être d’Edith Piaff. C’est d’ailleurs précisément pour les mêmes raisons que Kaelmac (qui écrit régulièrement sur Sweetange.fr) a adoré ce film, là où je n’ai pas accroché du tout.
Le conte de Joan Sfar développe une métaphore filée du coté provocateur salaud du personnage, et cette image est à la fois surprenante, très juste et très jolie. Mais au delà, on découvre par séquences des dizaines de moments de la vie du chanteur. Des femmes, quelques paroles de chansons, des célébrités. Or si on ne connaît pas un minimum la biographie de Gainsbarre, impossible de la découvrir via le film. Seuls quelques noms sont cités: Dali, Bardot, Jane, Charlotte, Lucien. Et au delà, une succession de moments et avec eux une partie de la vie d’un incompris.
On y (re)découvre ou pas qu’il a vécu sous l’Occupation, que “Je t’aime … Moi non plus” était au départ écrit pour Brigitte Bardot, et quelques autres détails qu’il faut savoir saisir.
Or il y a tellement de moments, de brèves et d’extraits, que ce soient de chansons ou de jambes auxquelles on fait allusion, que finalement le film ne transmet quasi aucune émotion. Au mieux, un sourire et quelques débuts de paroles à reprendre en chantonnant.
Alors personnellement, j’ai trouvé le film sympathique, mais au final, ceux que j’avais envie d’applaudir le plus fort étaient Pascaline Chavanne, costumière du film, ainsi que les maquilleurs.
Parce que l’on y retrouve grâce à eux la magie des tenues et des stars des yéyés:

Et que ça, quand même, c’est la classe.
Quelques articles au hasard
- instant Geek
- Régime 2 le retour de la revanche
- Maigrir c'est possible?
- A little Sun by bareMinerals surprised me
- I've readen a fantastic story
Plus de liens























2 commentaires
Et la prestation de Casta, ça donne quoi ?
Le plus malheureux dans l’histoire, c’est que Lucy Gordon, celle qui joue Jane B., c’est suicidée quelque temps après le film…
@ Amylee ==>
Franchement elle ne se débrouille étonnamment pas mal du tout. Et ce même si l’actrice que j’y ai préféré est sans nul contexte Lucy Gordon. Je ne connaissais pas la fin du tournage, j’avoue que c’est atroce et cela fait froid dans le dos …
Enormes bisousss