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A un moment j’ai bien cru que l’épilation était morte

Ne vous méprenez pas, je lis bien des magazines féminins, et je sais donc parce qu’on me l’a inculquée depuis l’adolescence que le rasoir c’est le mal, et que rien ne vaut de souffrir pour être belle.

Seulement voilà, la pince à épiler c’est un peu laborieux quand on a une vie en dehors de ses jambes.

Alors on m’a vendu les mérites des instituts de beauté et on a eu bien raison. Un vrai instant pour soi, avec des produits agréables et une jeune femme aimable, c’était un pur instant de bonheur. Mais le problème de l’institut de beauté, c’est qu’il n’est pas vraiment adapté à ma vie de fille débordée. Déjà, il y a cette histoire de prendre rendez-vous un samedi, une bonne semaine à l’avance. Ça n’a l’air de rien, mais pour peu que les courses n’aient pas été faites (c’est à dire comme chaque semaine), que vous ayez d’autres rendez-vous (prise de sang, heure de conduite, le cours de peinture de l’Enfant et l’inscription au club de gym), et qu’en plus, vous ayiez drôlement envie de regarder une série en streaming, et ce même si le streaming, c’est encore plus le mal que le rasoir … vous vous sentez un peu Wonder Woman en arrivant chez l’esthéticienne. Et avec un grand sourire et l’enthousiasme des débutantes, avez envie de balancer que facile, vous reprendriez bien rendez-vous.

Sauf que l’esthéticienne vous annonce que bien sûr, mais pas avant trois semaines / un mois le temps que vos poils fassent plus de cinq millimètres de longueur. Ce qui implique qu’au bout de deux semaines trois quart, quand vous avez des poils juste assez longs pour être moches, vous avez le choix entre porter des vêtements longs ou vivre dans le noir - “chéri, et si on tamisait les lumières ?” .

Bonheur intense, qui fait que forcément, un jour ou l’autre, vous connaîtrez la tentation de sortir le rasoir, qui cela dit en passant tient dans votre valise et ce contrairement à l’esthéticienne. Et à part les magazines féminins, personne ne vous jettera la pierre d’y céder.

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[ Images: Getty Images ]

Mais forcément, lectures, copines et marketing aidant, vous tomberez peut-être un jour vous aussi sur de petites merveilles: les cires froides en pots vendues en commerce libre. Froides parce que ne tentons ni une maladresse légendaire avec un bain-marie artisanal, ni un sens du rangement assez aléatoire à essayer de caser un appareil semi-professionnel entre lisseur et sèche-cheveux.

Regardons: ça sent bon, ça brille comme du miel.

[ Image: Acorelle ]

Le produit est bio, mais vous pourrez être conquise à la fois par le juste délicieux parfum sucre / citron et par le fait qu’elle se rince à l’eau, évitant ainsi la ré-édition de certains mauvais souvenirs de cire restant collée.

Bonheur et douceur.

Mais voilà. N’a pas le geste de la fine couche de cire posée, appuyée, puis arrachée qui veut. Le résultat n’est pas parfait et l’opération prend plus de deux minutes 20″.

La marque n’est pas en cause: il doit exister des incompatibilités avec l’épilation à la cire. Peut-être que les fées se penchent sur nos berceaux pour nous donner à chacune un don de la beauté. Certaines feraient du leur des blogs entier sur l’art de se faire des dégradés d’ombre à paupière, moi je saurais faire les french manucures. En ce qui vous concerne, à vous de me dire.

Mais en attendant, il paraît que
nous vécurent heureux, et eurent de nombreux rasoirs,
n’en déplaise à la marâtre le magazine féminin.
Non ?

Ah, il paraît que demain ici-même on nous dira peut-être que non …

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