Un oiseau s’envole et la terre entière vous sourit

by sweetange on 5 février 2012


Il y a des jours où la terre entière semble vous sourire. Où un Monsieur nous sourit, on cède sa place dans le métro avec un plaisir non feint et qu’il fasse froid, qu’il neige ou pleuve, on voit ce petit coin de ciel bleu là-haut.

Et puis il y a des jours où on critiquerait bien tout. Y compris le jeune homme qui nous a bousculé dans la rue, comme des dizaines d’autres avant lui. Mais lui, on l’a arrêté pour lui rappeler ses formules de politesse.

Aujourd’hui c’est un peu un mixte des deux. Alors let’s go

La une des féminins me désole. Sans rire, c’est la même depuis dix ans. Au bas mot. Le pire étant le dernier Cosmo « Je t’aime, savoir le dire, pouvoir l’entendre« . La une n’est pas mauvaise, c’est bien là le problème. C’est juste que j’ai rarement senti un tel décalage entre ce que je ressentais sur l’instant et un féminin.

Je ne savais pas comment réagir au premier « je t’aime » d’un garçon quand j’avais quinze ans. A vingt ans, je ne me débrouillais pas si bien que ça non plus, mais quand même, j’avais compris que dans 95% des cas, cela voulait dire « il y a moyen que l’on couche ensemble ? ». A vingt-six, je sais que les plus grands je t’aime ne se disent pas. Ils accompagnent le quotidien, se trouvent dans la tasse de thé apportée au lit le dimanche matin, se glissent dans cette soirée où on a tant ris sur cette blague mille fois répétée.

D’un coup, je me suis sentie terriblement chanceuse de savoir ça. Et un peu déboussolée aussi, parce qu’il n’y a pas si longtemps, Cosmo me faisait énormément rire. Maintenant, c’est Causette qui remplie heureusement cette tâche.

Il neige dehors. Comme chaque année à la même période, les informations parlent énormément de ça. Il pourrait y avoir une menace nucléaire intense, je pense que la une serait toujours qu’il faut remettre bonnets, gants et écharpes.

Et là où ça pourrait m’agacer terriblement, cela me fait sourire.

Surtout quand je vois des photos comme celle ci-dessus, postée par Nicolas Lanter sur Twitter et accompagnée de la mention « 1 boule de neige, 1 enfant. 2 choix ». Forcément j’ai souri.

L’autre jour, j’ai été voir un proche à l’hôpital. Aussi fort que l’on puisse courir au quotidien, être une parisienne un peu caricaturale, c’est le genre d’endroits où nul n’a vraiment besoin d’horloge, puisque parfois le temps s’y arrête. On peut répondre aux gens qui nous demandent ce que l’on fait là « j’attends » sans appeler aucun autre commentaire. Ces simples mots prennent tout leur sens.

Donc j’ai attendu. Et d’un coup, j’ai pris le temps de regarder autours de moi. Il y avait cette jeune femme qui s’est présentée par son prénom, infirmière dynamique jour après jour, qui prend le temps de sourire, de parler. Un vrai sourire d’enfant joyeux. Je suis sûre que c’est ce sourire-là que l’auteur de « Le mec de la tombe d’à coté » évoquait en parlant de « sourire de vacances d’été ».

Un sourire qui change la donne.

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One Response to “Un oiseau s’envole et la terre entière vous sourit”

  • Nhirondaile dit :

    Le mec de la tombe d’à côté… Tu me plonges dans de magnifiques souvenirs là…

    Merci pour ce posts haut en couleur et pourtant éblouissant de blanc… pureté ? Dents blanches, neige… Surement un point en commun.

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