Attention ! Cet article est à teneur hautement féminine. Sa lecture par des êtres humains de sexe masculin risque de niquer à tout jamais ma réputation, et surtout ma relation avec les individus sus-mentionnés.

Ce préambule passé …

Voilà. J’ai un dilemne.

De base et comme la tradition le veut, j’ai fais appel aux amis. Ils ont voté pour l’abstention. Mais n’étant pas über convaincue par la chose, j’ai décidé de faire appel au public. Donc à vous.

Parce qu’il y a quelques jours j’étais à la soirée Nett / Lowe Strateus. Oui, Nett comme les tampons. Avec tout plein de filles, du kir et du vin rouge, un dîner délicieux, le tout sur une péniche. L’idéal pour se relaxer, donc. Et pour raconter des bêtises, de fait.

 

Comme, à titre d’exemple, que j’ai déjà fait une allergie à des serviettes hygiéniques de la marque A. (mais pas à A. avec de la soie). Oui. La loose je sais. Surtout un samedi soir vers les deux heures du matin, accessoirement.

Et puis histoire de poursuivre sur les sujets gênants, pendant que Chipo se faisait photographier en train de tester le truc du tampon dans un verre d’eau, j‘ai lâché le truc: quand j’étais petite, et que je voyais les schémas de bio, j’avais comme qui dirait légèrement l’impression qu’il me manquait quelque chose.

Visiblement, je n’étais pas la seule à avoir émis l’hypothèse, à croire que toutes les filles ont un souvenir commun et attendri des premières règles, des cours de piscine et de bio, et aussi des copines qui ont toutes l’air tellement plus avancées que nous, d’ailleurs on en avait  presque toutes une qui était persuadée d’être peut-être enceinte parce qu’elle avait fait un mot un -tion à un garçon du collège.

Du coup nous on gardait pour nous nos complexes et nos questions existentielles.

Mais le dilemne ? Parce que de base, c’était ça le sujet de l’article. J’aurais promis lors de la soirée de raconter tout ça sur mon blog. Les années pendant lesquelles je ne comprenais pas le schéma de bio. L’allergie dont décidément on ne peut pas parler aux parents. Les questions métaphysiques.  Et puis a postériori l’idée que l’on est toutes plus ou moins passées par là- allergie mis à part.

Je me suis demandé si j’aurais la honte à jamais de raconter ça, même plus de dix ans après les faits. Mais je crois avoir la réponse, en fait: NON, parce qu’être une fille, c’est aussi se poser des questions, élaborer des théories douteuses (genre celles du mot en -tion et des bébés, mais ça je maintiens que je n’y ai jamais cru). Et, surtout, être spontanée.

 

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