J’ai testé “La vie sans micro-ondes”

vivre sans micro ondes

Alors voilà, j’ai ma super copine licorne qui me remplit la tête depuis des années maintenant avec ses histoires d’ondes et de WIFI.

Bon j’dis pas, je suis pour l’écologie, le recyclage, les produits naturels et tout le tatouin. Mais quand même, il faut admettre que quand on a la trésorerie d’un pingouin africain, ce n’est pas évident de suivre les délires des chevreuils – même s’ils ont des costumes de licorne !

Parce qu’il faut admettre qu’un concombre bio coûte quand même plus cher qu’un rempli de vitamine de Monsanto. Bref, ce n’est pas le sujet. Quoique.

Donc oui, à défaut de ne pouvoir entrer dans la totale religion du chevreuil, j’ai quand même décidé de céder à cette histoire d’ondes. Elle m’a eu à l’usure. A coup de petit “ça bombarde d’onde” ou de “ça transforme les molécules” ou de je ne sais quels arguments vrais mais ultra relous à entendre.

Et puis, j’ai passé quelques jours chez elle. Je l’ai vu réchauffer les plats, le lait -de vache, beurk ! – dans sa petite casserole en céramique héritée de sa mamy.

Bon, je me suis dit que c’était quand même certes pas compliqué, mais un peu long, heureusement qu’on était en vacances. Qu’en serait-il en période de trouble psycho-calendaire ? – traduction : en période scolaire-.

Mon homme en parlait aussi depuis un moment de supprimer le Dieu Onde. De réchauffer au four traditionnel ou à la poêle. Alors, pourquoi pas ?

Allez on y va, on se lance, on ose, on se rebelle, après la vie sans télé – un jour je vous parlerai peut-être de ça aussi – on ose la vie sans micro-onde.

On va encore être le phénomène de foire des repas de famille.

Voici donc, du haut de mes quelques jours d’immersion, la rétrospective de cette nouvelle aventure.

Jour 1 (soir) :

Ça y est. Il a disparu. C’est chouette, ça libère un peu la cuisine.

Ce soir, c’est moi qui suis de popotte. Enfin non, mon homme (encore lui !) a tout préparé – et là les filles vous êtes trop jalouses de moi. Calmez vous, il a aussi des défauts… un peu.- Je n’ai plus qu’à réchauffer pour moi et la naine. Pouce en l’air, challenge accepted.

J’anticipe et prévois large : 15 minutes.

Là, je me dis que j’aurais tant bien pu faire moi-même le repas, il aurait été servi chaud.

Je jette une poêle sur le feu : on met les gaz !

Je jette – dans la poêle – les spaghettis bolognaise. Feu doux.

En fait non, pourquoi pas feu fort ?

Ah non, pas feu fort, ça va assécher.

Ah bin je n’ai qu’à rajouter de l’huile d’olive ! – bio, svp –

Et feu moyen, c’est bien aussi nan ?!

Crépitement, odeur… c’est chouette ! presque on dirait que je cuisine !

Mais problème : avant il y a l’entrée. Du concombre. Me concernant ce n’est pas un problème. Juste que ma naine, le vert, elle n’aime pas. Du coup je panique : le temps qu’elle va mettre à manger l’entrée, soit les spaghettis seront froides ou trop cuites. Dilemme.

Tiens ? mais c’est quoi ce rond tout rond sur ma gazinière ? une plaque électrique ? Ce truc jusqu’à présent me servait de repose assiette. Et si…

Oh ? vraiment ?

Poêle on it. Puissance 5. Non, 4.

« A taaaaable !»

L’entrée trépasse.

Je sers le plat. Les pâtes sont justes tièdes : Super timing en fait !

Je guette la naine. Aucune réaction. Nickel.

Le repas se termine donc sur une bonne impression et la sensation d’un défi accompli.

Jour 2 :

7h10 : Lever. Tête dans l’nez, yeux embués.

7h15 : Je me verse mon café de la veille dans une tasse et me dirige vers mon micro onde pour l’y mettre 40 secondes. Il m’a fallu des mois pour trouver ce ratio temps/quantité pour obtenir le réchauffement idéal.

C’est une fierté 😉

Oh non, Y a plus de micro onde … Je vais être en retard.

Hop, puissance 4 sur la plaque électrique, je renverse ma tasse dans la casserole que je jette sur la plaque qui tiédi et file à la salle de bain.

Mon café me manque. J’aime avoir ma tasse sur le rebord du lavabo. Je trouve que ça fait femme moderne, libérée, asservie au monde moderne.

7h20 : J’ai presque fini mon ravalement ma toilette, ça sent bon dans la maison.

Je découvre avec joie que mon café est chaud et je le remets dans ma tasse. J’en bois un peu et prépare le déjeuner de la naine.

7h30 à 7h40 : Tentatives multiples de réveil de l’enfant.

7h45 : Naine enfin prête à déjeuner.

Café froid. grrh … Rallumage de la plaque.

7h55 : Naine toujours à table.

Je m’assoie posée face à elle pour déguster mon café re-re-réchauffé.

C’est chouette, on parle de cette journée, de sa nuit.

On est en retard. Comme d’hab en fait.

Ca sent bizarre… Et flutain ! j’ai oublié d’éteindre la plaque !

Bilan :

Finalement, ce 4ème rond sur ma plaque de gazinière, il a une réelle utilité.

Finalement, le réchauffé à la poêle, ça passe bien.

Finalement, le départ du micro onde m’a obligé à ne pas boire mon café à la va-vite dans la salle de bain, mais en face de ma naine, pour savourer le moment partagé.

Finalement, c’est bête, mais perdre quelques années d’évolution m’a permis de renouer avec la base.

Je crois que nous avons pris une bonne décision.

La solution est simple : s’organiser. Changer ses habitudes. Consommer autrement.

En fait, j’ai même le sentiment qu’il ne me faudra pas longtemps pour adopter ce mode de vie…

On n’a pas fini de se justifier en repas de famille.

Alors convaincu(e) ?? Et qu’en penses-tu ??? Dis-moi tout.

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