
[ Photo: Joël Pélerin ]
Les plus grandes chansons, la plupart des confidences, et même nos séries préférées tournent autours de la même idée: trouver LE bon. Ou à défaut, savoir s’il existe. En fonction des langues, il a un nom différent: The One pour les uns, Mazal (littéralement: la chance) pour les autres.
Aucune recette magique pour le trouver, c’est justement là une partie de la beauté de la chose.
Mais dans la définition de la personne éternellement là pour soutenir, épauler et aimer, j’ai reconnu la définition d’un ami.
Or un ami que l’on garde avec le temps est - croyez-moi - l’une des choses les plus difficiles à trouver.
J’ai fais le bilan des gens que j’ai aimé ces 24 dernières années et qui pourtant ne portent pas le même patronyme que moi. De ceux qui ont partagé plus qu’un petit bout de ma vie, et surtout beaucoup de fou-rires.
L’ancienne best qui était aussi amoureuse de Paris que je l’étais.
Les copines avec qui j’adorais tellement pousser des cris hystériques.
Les hommes à qui je parlais de l’Homme (du moment).
Tous ces sourires qui font désormais partie du passé. Il en reste quelques photos, qui s’affichent quelques fois en économiseur d’écran des Pc, et quelques fois pas (je préfère les bulles comme économiseur. Une bulle n’a jamais rappelé de mauvais dispute ou engendré de dispute du type “tu étais habillée comment ce soir là ?”. C’est un fait.).
Un de mes amis m’a demandé pourquoi dernièrement. Pourquoi mes amitiés n’avaient pas été éternelles. J’aurais bien répondu que quand j’avais trois ans la maman de ma meilleure copine ne m’aimait pas, parce qu’elle considérait qu’une enfant qui n’allait pas à l’église n’était pas convenable. Que plus tard, une de mes amies aimait un peu trop ma vie, et que cela entraîné un joli brisage de cœur mutuel. Encore plus tard, une fille m’a répondu que l’on n’avait plus la même vie, la sienne était de s’acheter des chaussures pendant que mes conversations tournaient autours de mes job / quotidien / chéri / vie rangée. Et comme quelques dizaines d’années auparavant, j’avais moi aussi dit à une amie que nos vies était trop différentes, parce que j’étais une étudiante insouciante et qu’elle ne comprendrait jamais que c’était un choix, je n’ai même pas hurlé au scandale.
Juste retours de fortune.
Parce qu’il y a toujours une raison de se séparer des gens, de les perdre de vue ou juste d’être déçus.
Mais que malgré toutes les larmes versées, il y a eut ces fou-rires que je n’oublierais jamais.
Ceux qui me font dire que même s’il y a autant de perfection éternelle que de billets gagnants de tombola dans une loterie, les moments passés avec des gens que l’on a aimé valent de l’or.
Alors finalement, peu importe les fins des histoires. Les invitations manquantes. Les absences.

[ Image: Joël Pélerin ]
Parce que juste l’instant importe.
Et je ne sais pas vous, mais point de vue instants, j’ai été drôlement chanceuse …









































